Dans les zones touchées par les crises sécuritaires et humanitaires dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, les filles et les jeunes femmes sont parmi les populations les plus vulnérables aux violences basées sur le genre. Parmi ces violations graves figurent le mariage forcé et l’exploitation sexuelle, qui laissent des séquelles profondes sur la santé mentale, sociale et économique des survivantes. Pour répondre à cette réalité préoccupante, une séance de détraumatisation a été organisée dans les localités de Kimoka et Luhonga au bénéfice des filles et jeunes femmes survivantes.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Protection, Réhabilitation et Leadership pour les Filles et Jeunes Femmes Survivantes de Mariage Forcé et d’Exploitation Sexuelle dans les Zones de Crise du Nord-Kivu, RDC », financé par United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC) à travers le Fonds fiduciaire des Nations Unies pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes (UNVTF), et mis en œuvre par l’organisation Secours à l’Humanité.
L’objectif principal de cette initiative est de contribuer à la protection intégrale, à la réhabilitation holistique et à l’autonomisation durable des filles et jeunes femmes survivantes. Dans un contexte marqué par les conflits armés, les déplacements de populations et l’instabilité socioéconomique, les survivantes de mariage forcé et d’exploitation sexuelle font souvent face à la stigmatisation, à l’exclusion sociale et à de profondes blessures psychologiques. Les séances de détraumatisation constituent ainsi une étape essentielle dans le processus de guérison et de reconstruction personnelle.

Organisée dans un cadre sécurisé et respectueux de la confidentialité, la séance a permis aux participantes de se réunir dans un espace d’écoute, de partage et de soutien mutuel. Encadrées par des facilitateurs formés en accompagnement psychosocial, les survivantes ont été encouragées à exprimer leurs émotions, à raconter leurs expériences et à reconnaître les effets du traumatisme sur leur vie quotidienne. Cette démarche vise à réduire le sentiment d’isolement et à renforcer la solidarité entre les participantes.
Au cours de la séance, différentes approches ont été utilisées pour favoriser le bien-être émotionnel des survivantes. Des discussions de groupe ont permis d’aborder les questions liées aux droits des femmes et des filles, à la dignité humaine et à la protection contre les violences. Des exercices de relaxation et de respiration ont également été proposés afin d’aider les participantes à gérer le stress, l’anxiété et les souvenirs traumatisants. Par ailleurs, des activités participatives ont encouragé les survivantes à retrouver confiance en elles et à reconnaître leur valeur au sein de la communauté.

Au-delà du soutien psychosocial immédiat, cette activité vise également à renforcer la résilience et l’autonomisation des survivantes. En leur offrant des outils pour mieux comprendre leurs droits et en les accompagnant dans leur processus de guérison, le projet cherche à leur permettre de reprendre le contrôle de leur vie et de se projeter vers un avenir plus stable et digne. Les participantes sont également encouragées à s’impliquer dans des initiatives communautaires et à développer leur leadership afin de contribuer activement à la prévention des violences dans leurs communautés.
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